Itinéraire sur mesure Bali : comment organiser un voyage personnalisé et équilibré
Je suis Julia, créatrice de voyages sur mesure, et je vis en Asie depuis plusieurs années. Bali est sans doute l’une des destinations les plus fascinantes… et les plus controversées.
Sur le papier, tout fait rêver : rizières en terrasses, temples mystiques, jungles luxuriantes, plages sauvages. Mais dans la réalité, Bali regorge aussi de pièges touristiques, de zones saturées et d’itinéraires mal pensés qui peuvent complètement dénaturer l’expérience.
Je rencontre régulièrement des voyageurs qui me disent être revenus déçus, parfois même écœurés, parce qu’ils n’ont vu qu’un Bali sur-fréquenté, formaté pour Instagram, loin de l’authenticité qu’ils imaginaient.
Pourtant, Bali peut être extraordinaire. À condition de savoir où aller, combien de temps rester, comment structurer les étapes et surtout comment sortir des circuits évidents.
Créer un itinéraire sur mesure à Bali, ce n’est pas cocher des lieux populaires. C’est construire un parcours équilibré, fluide, cohérent, qui respecte votre rythme et vous ouvre les portes d’un Bali plus vrai — celui que je fais découvrir à mes clients.
Comment créer un itinéraire sur mesure à Bali ?
Pour organiser un voyage personnalisé et équilibré à Bali, il faut choisir les bonnes zones, limiter les déplacements inutiles, anticiper les temps de trajet et éviter les pièges touristiques. Un itinéraire sur mesure permet d’adapter le rythme, la saison et les expériences à votre profil, afin de découvrir un Bali plus authentique et moins fréquenté.

Itinéraire sur mesure Bali : découvrir cette destination
Éviter les zones sur-touristiques
Oui, Bali connaît un tourisme de masse depuis plusieurs années. En 2023, l’île a accueilli plus de 5 millions de visiteurs internationaux, sans compter le tourisme domestique indonésien. Mais contrairement à ce que l’on imagine, ce flux ne se répartit pas uniformément sur l’île.
Bali fait plus de 5 700 km². Et pourtant, une grande partie des voyageurs se concentre sur quelques zones bien précises : Canggu, le sud de Seminyak, Uluwatu (dans certaines parties), Ubud centre, Sanur et plus largement toute la péninsule sud autour de l’aéroport. Ce sont ces secteurs qui donnent l’impression que “Bali est saturée”.
Le problème n’est pas l’île en elle-même. Le problème, c’est la concentration. À Ubud par exemple, il n’est pas rare de rester bloqué une à deux heures pour parcourir quelques kilomètres aux heures de pointe. Dans le sud, les embouteillages peuvent transformer un trajet de 20 minutes en deux heures. Et quand on enchaîne les hôtels mal positionnés, on passe plus de temps dans la voiture que dans les rizières.
Pourtant, il suffit de s’éloigner légèrement pour retrouver un Bali radicalement différent : le nord, l’ouest, certaines zones de l’est ou les hauteurs autour de Munduk offrent un tout autre visage, beaucoup plus apaisé et authentique.
L’erreur classique des débutants est de réserver dans les zones les plus connues sans réfléchir à la logistique et à la densité touristique. Un itinéraire sur mesure consiste justement à choisir les bons points d’ancrage, au bon moment, pour profiter de l’énergie de Bali sans subir sa saturation.

Adapter le rythme à votre façon de voyager
Bali ne se visite pas de la même manière selon l’âge, l’énergie, le moment de vie ou l’intention du voyage. C’est précisément là que réside toute la différence entre un circuit standard et un itinéraire réellement sur mesure.
J’ai accompagné des retraités qui souhaitaient avant tout ralentir, se reconnecter à eux-mêmes et profiter de retraites paisibles dans des villas nichées au cœur des rizières. Pour eux, pas question de se lever à 2h du matin pour gravir le mont Batur. À la place, nous avons privilégié les sources chaudes naturelles situées au pied du volcan, avec vue sur le lac, dans une ambiance beaucoup plus douce et contemplative.
À l’inverse, j’ai organisé des séjours pour de jeunes voyageurs en quête d’aventure : ascension du mont Batur au lever du soleil, sessions de surf, scooter pour explorer l’île, journées dynamiques entre jungle et cascades.
Bali est aussi l’une des destinations phares pour les voyages de noces. Villas privées avec piscine à débordement, dîners aux chandelles face à l’océan à Uluwatu, spas en pleine jungle à Ubud… L’île regorge de lieux intimistes et spectaculaires. On peut créer un voyage profondément romantique, élégant et exclusif.
Autrement dit, Bali peut être spirituelle, sportive, contemplative, festive ou romantique. Tout dépend de la manière dont on construit le rythme. L’erreur serait d’imposer un même tempo à tout le monde.
Enfin, le choix de la période est déterminant. La saison sèche s’étend globalement de mai à octobre : c’est la période la plus stable en termes de météo, avec un climat plus sec et moins d’humidité. La saison des pluies, de novembre à mars, n’est pas synonyme de pluie permanente, mais les averses peuvent être intenses et impacter certaines activités (treks, cascades, visibilité sous-marine).
Il faut également prendre en compte Nyepi, le nouvel an balinais, en mars (la date change chaque année selon le calendrier lunaire). Ce jour-là, toute l’île s’arrête : pas d’électricité, pas de circulation, pas de sortie autorisée. Même l’aéroport ferme. Pour certains, c’est une expérience spirituelle unique. Pour d’autres, c’est une contrainte forte. Là encore, tout dépend de la manière dont on l’anticipe dans l’itinéraire.
Adapter le rythme, c’est donc comprendre qui vous êtes, à quel moment de votre vie vous voyagez, et intégrer intelligemment la saison, la météo et les spécificités culturelles de l’île.

Les erreurs faites par les débutants à Bali
Choisir des hébergements dans les mauvaises zones
À Bali, le choix de l’hébergement est stratégique. Ce n’est pas seulement une question de standing, mais surtout d’emplacement. Une “mauvaise zone” n’est pas forcément un endroit laid ou dangereux : c’est souvent un lieu mal positionné par rapport à ce que vous souhaitez vivre.
Prenons l’exemple de Munduk. Beaucoup de voyageurs tapent “hôtel à Munduk” et réservent en plein centre du village, en altitude maximale. Résultat : brume épaisse, ciel gris, humidité permanente et parfois une vue inexistante. Or, il existe des emplacements légèrement en contrebas ou sur les flancs opposés qui offrent des panoramas spectaculaires sur la vallée, avec une lumière bien plus agréable. Sans connaissance précise du terrain, on peut facilement passer à côté de l’essentiel.
Même chose pour les rizières. Si vous logez en plein centre d’Ubud pour “voir les rizières”, vous serez surtout entouré de circulation, de boutiques et de restaurants bondés. Pour découvrir la vraie nature balinaise, les rizières plus préservées se trouvent davantage à l’est ou dans des zones plus reculées, loin des flux touristiques.
Enfin, beaucoup pensent qu’être “au centre” est un avantage. À Ubud, c’est souvent l’inverse. Le centre-ville est bruyant, saturé de circulation, et les hôtels y sont parfois plus chers pour une expérience moins qualitative. S’excentrer intelligemment, à 10 ou 15 minutes du centre, permet de retrouver calme, vue dégagée et immersion… sans renoncer à l’accessibilité.

Multiplier les étapes inutilement et sous estimer les temps de trajet
L’une des erreurs les plus fréquentes à Bali est de vouloir changer d’hôtel tous les deux jours pour “voir un maximum de choses”. Sur le papier, cela semble logique. Dans la réalité, cela fatigue inutilement et déséquilibre totalement le séjour.
Bali n’est pas une île où l’on doit déménager en permanence. Il est très facile de rayonner autour d’un point d’ancrage grâce aux transports locaux, notamment les Grab (équivalent d’Uber en Asie). Ces services sont fiables, accessibles et permettent de visiter une grande variété de sites à la journée sans avoir à refaire ses valises sans cesse.
Multiplier les étapes crée de la logistique, du stress et des pertes de temps. Un itinéraire intelligent consiste à choisir quelques bases stratégiques, bien situées, puis à explorer les alentours sereinement. Moins de transferts, plus de qualité d’expérience.
Beaucoup de voyageurs regardent la carte de Bali et pensent que tout est “à côté”. En réalité, l’île fait plus de 140 km d’est en ouest, avec un relief volcanique, des routes sinueuses et surtout une circulation dense dans certaines zones.
Un trajet qui paraît court sur Google Maps peut facilement doubler, voire tripler, aux heures de pointe. Dans le sud ou autour d’Ubud, quelques kilomètres peuvent prendre plus d’une heure. Et si l’on enchaîne des visites mal positionnées dans la même journée, on passe plus de temps en voiture qu’à profiter réellement des lieux.
Un itinéraire sur mesure tient compte de cette réalité. On regroupe les visites par zone géographique, on optimise les journées, et surtout on accepte qu’à Bali, le rythme doit être fluide et cohérent. Sous-estimer les trajets, c’est souvent la première source de frustration.
Se fier uniquement aux tendances Instagram
Bali est sans doute l’une des destinations les plus “instagrammées” au monde. Les balançoires au-dessus des rizières, les portes de temples parfaitement cadrées, les piscines à débordement face à la jungle… Sur les réseaux, tout semble idyllique.
Mais la réalité est souvent très différente. Beaucoup de ces spots sont devenus de véritables installations touristiques. Files d’attente pour une photo, plateformes aménagées uniquement pour le cliché parfait, tarifs gonflés pour quelques minutes sur une balançoire… Ce sont des décors pensés pour l’image, pas pour l’expérience. Et beaucoup de voyageurs repartent frustrés, déçus d’avoir découvert un Bali scénarisé plutôt qu’authentique.
Pourtant, la vraie beauté de Bali existe encore. Elle est simplement ailleurs. Elle se trouve dans des rizières où l’on marche seul au lever du soleil, dans des temples peu fréquentés, dans des villages où la vie locale continue loin des circuits standardisés.
C’est précisément là que mon rôle de créatrice de voyages sur mesure prend tout son sens. Je ne propose pas les spots “tendance”, je construis des itinéraires qui sortent réellement des sentiers battus. Des lieux magnifiques, préservés, où l’on peut encore ressentir la magie de l’île sans la foule.
Bali n’est pas une carte postale. C’est une île complexe, subtile, et profondément belle — à condition de savoir où chercher.


Ne pas prendre de voiture avec chauffeur
À Bali, la question du transport est cruciale. Beaucoup de voyageurs pensent faire des économies en louant un scooter. En réalité, c’est l’une des principales causes d’accidents sur l’île. La circulation est dense, parfois chaotique, les routes peuvent être étroites, mal éclairées ou glissantes en saison des pluies. Chaque année, on recense un nombre important d’accidents impliquant des touristes, souvent peu habitués à conduire dans ces conditions.
Louer une voiture soi-même n’est d’ailleurs pas la norme à Bali. La conduite est à gauche, les routes ne sont pas toujours simples, et le stress peut vite prendre le dessus. Résultat : au lieu de profiter des paysages, on se concentre uniquement sur la route et on finit la journée épuisé.
À l’inverse, faire appel à un chauffeur privé transforme complètement l’expérience. Vous gagnez en sécurité, en confort et en sérénité. Vous pouvez admirer les rizières, discuter avec un local, vous arrêter spontanément pour une vue imprévue. C’est exactement ce que je mets en place pour mes clients : des chauffeurs fiables, sélectionnés, qui connaissent parfaitement l’île et permettent de voyager sans pression.
À Bali, la vraie liberté ne passe pas par le scooter. Elle passe par la tranquillité d’esprit.
Exemple d’itinéraire sur mesure Bali sur 12 jours
Un itinéraire sur mesure à Bali ne consiste pas à empiler des lieux, mais à créer une progression logique, fluide, cohérente. Voici un exemple concret de parcours équilibré sur 12 jours.
Les alentours d’Ubud et le centre culturel
On commence par le cœur culturel de l’île, mais pas en plein centre saturé. L’idée est de séjourner légèrement excentré, au milieu des rizières, pour profiter du calme tout en accédant facilement aux temples, aux marchés locaux et aux ateliers d’artisans.
Vous pouvez explorer les rizières au lever du soleil, visiter un temple peu fréquenté avec un guide local, participer à une cérémonie si le calendrier le permet, ou encore découvrir la fabrication traditionnelle du batik ou de l’orfèvrerie balinaise. On est dans une immersion douce, culturelle et esthétique.
Munduk et le Bali nature
On poursuit vers le nord, à Munduk, pour découvrir un Bali beaucoup plus sauvage. Ici, place aux cascades, aux plantations de café, aux panoramas sur les montagnes et aux lacs volcaniques.
Une randonnée à travers la forêt tropicale, un lever de soleil sur les hauteurs, une nuit avec vue dégagée sur la vallée… C’est le Bali vert, brumeux, mystérieux, loin du bruit. On ralentit, on respire, on change totalement d’ambiance.
Amed et les îles voisines
Direction l’est pour rejoindre Amed, plus confidentiel que les zones balnéaires du sud. Plongée ou snorkeling sur des récifs encore préservés, coucher de soleil face au mont Agung, petits warungs les pieds dans le sable…
C’est également depuis cette zone que l’on peut organiser une escapade vers les îles voisines pour une journée ou quelques nuits, avec des criques plus sauvages et des paysages spectaculaires. Ici, l’océan reprend sa place centrale dans le voyage.
Uluwatu pour la fin de séjour
On termine dans le sud, mais intelligemment positionné. Uluwatu offre des falaises impressionnantes, des plages plus sauvages et des villas avec vue sur l’océan.
C’est l’endroit idéal pour une fin de séjour plus posée : spa face à la mer, dîner romantique au coucher du soleil, session de surf pour les plus sportifs ou simple contemplation depuis votre terrasse privée.
Cet exemple montre qu’un itinéraire sur mesure à Bali, ce n’est pas juste “faire Ubud et la plage”. C’est construire un équilibre entre culture, nature, mer et moments forts, en évitant les erreurs de positionnement.
Si vous souhaitez vivre Bali autrement, sans perdre de temps et sans tomber dans les pièges classiques, je crée des itinéraires entièrement personnalisés en fonction de votre profil, de votre budget et de votre rythme.

Au delà de Bali : Les spots dont personne ne parle
Bali est une porte d’entrée. L’Indonésie, elle, est un monde à part entière. Et c’est souvent là que commence le vrai voyage.
Faire une croisière vers Lombok, par exemple, change complètement la perspective. Navigation entre petites îles, snorkeling dans des eaux cristallines, nuits à bord face au coucher du soleil… On découvre un archipel plus brut, moins aménagé, avec une énergie totalement différente de Bali. C’est l’Indonésie version sauvage et maritime.
Passer une nuit chez l’habitant au cœur de Bali est une autre expérience que peu de voyageurs osent. Dormir dans un village, partager un dîner simple en famille, assister aux préparatifs d’une cérémonie, se lever avec le chant du coq… Ce sont ces moments-là qui marquent. On ne “visite” plus, on vit.
Pour les amateurs d’aventure, un trek à Java offre une toute autre dimension. Volcans actifs, paysages lunaires au lever du soleil, ambiance presque irréelle sur les cratères… C’est spectaculaire, puissant, hors du cadre balinais classique.
Et puis il y a Sumatra. Moins connue, plus brute, plus intense. Forêts primaires, rencontres avec des peuples aux traditions encore très vivantes, observation d’orangs-outans dans leur habitat naturel… Là, on est sur un voyage profondément immersif, loin des circuits évidents.
Bali est magnifique. Et l’Indonésie va bien au-delà.
Si vous avez envie d’explorer ces territoires plus confidentiels, d’oser sortir des itinéraires classiques et de construire un voyage vraiment unique, je vous accompagne pour créer un parcours sur mesure, pensé pour vous — et seulement pour vous.


